[Mystère #220] Un appareil d’anthropogammamétrie pour mesurer la radioactivité d’un corps humain

radiation-comptage-machine-humain

-Le gagnant :

Le premier à avoir trouvé la réponse est epunctatus mais il n’a pas dit comment, ce qui est dommage.
La bonne réponse suivante avec plein de détails intéressants vient de riton, grâce à un mystérieux informateur anonyme.
Le dernier avec la solution est bob, bravo bob.

-La réponse :

Cet appareil sert à faire de l’anthropogammamétrie, c’est à dire à mesurer la radioactivité du corps humain de manière directe sans avoir à l’extrapoler à partir d’analyses urinaires par exemple.

Ces mesures sont généralement faites sur des travailleurs du secteur nucléaire.

D’après les commentateurs qui semblent s’y connaitre plus que moi le support ferait prendre une forme courbe au corps pour que le détecteur soit placé au centre à égale distance de tous les points.

Cette machine date des années 70, de nos jours il y en a qui ressemblent plus à des cabines dans lesquelles on peut se tenir debout.

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10 thoughts on “[Mystère #220] Un appareil d’anthropogammamétrie pour mesurer la radioactivité d’un corps humain

  1. Cette célèbre photo a été prise quelques secondes avant le très malheureux accident qui survint à la mise sous tension de l’UVtron.

    Inauguré le 18 avril 1964, cette machine révolutionnaire était le fruit de longues recherches du professeur Albert Caliérant. Plus connu pour ses travaux sur les accélérateurs de particules au sein du CEA, le professeur avait décidé d’appliquer son savoir sur les synchrotrons à des utilisations grand publique. Ainsi naquit l’UVtron, la première cabine de bronzage habillé. Joignant la praticité à la décence, cet appareil hors du commun était promis à un bel avenir. Il en fut malheureusement tout autrement.

    Sophie Caliérant, fille cadette du professeur, pris place sur la confortable banquette en plexiglass à 17h35 devant un parterre mêlant des journalistes scientifiques et des reporters dans le domaine de la mode. Au démarrage de l’UVtron et son faisceau de positrons de 253 mégawatts, Sophie Caliérant témoigna « ressentir un léger picotement ». Ayant à peine terminé sa phrase, elle disparaissait dans un éclair violacé de forte intensité. Seul subsistaient sa jupe et ses sous vêtements. L’assistance abasourdie par la soudaineté du phénomène restait quelques instants sans voix. Mais très vite, le professeur fut bombardé de questions. Semblant très choqué, il balbutiât « je ne comprend pas, je ne comprend pas » et se retira sans autres explications.

    L’histoire aurait pu se terminer là. Mais une heure après l’accident, on appris que la malheureuse Sophie était réapparue à 17h36 place de la Concorde. La jeune fille se rematérialisa avec un bronzage intégrale mais dans le plus simple appareil pour la plus grande joie des passants. Elle fut heureusement assez rapidement recueillie par le brigadier Touillard qui était en faction devant l’hôtel de Crillon au moment des faits.

    L’UVtron fut bientôt connu sous le sobriquet de « Cabine de striptease atomique du professeur Caliérant ». Le professeur définitivement déshonoré après cette triste histoire se retirât dans sa demeure familiale du Cotentin. Quand à Sophie Caliérant, cet accident fut le point de départ de sa célèbre carrière au cinéma qu’il est inutile de rappeler.

  2. Cette célèbre photo a été prise quelques secondes avant le très malheureux accident qui survint à la mise sous tension de l’UVtron.

    Inauguré le 18 avril 1964, cette machine révolutionnaire était le fruit de longues recherches du professeur Albert Caliérant. Plus connu pour ses travaux sur les accélérateurs de particules au sein du CEA, le professeur avait décidé d’appliquer son savoir sur les synchrotrons à des utilisations grand publique. Ainsi naquit l’UVtron, la première cabine de bronzage habillé. Joignant la praticité à la décence, cet appareil hors du commun était promis à un bel avenir. Il en fut malheureusement tout autrement.

    Sophie Caliérant, fille cadette du professeur, pris place sur la confortable banquette en plexiglass à 17h35 devant un parterre mêlant des journalistes scientifiques et des reporters dans le domaine de la mode. Au démarrage de l’UVtron et son faisceau de positrons de 253 mégawatts, Sophie Caliérant témoigna « ressentir un léger picotement ». Ayant à peine terminé sa phrase, elle disparaissait dans un éclair violacé de forte intensité. Seul subsistaient sa jupe et ses sous vêtements. L’assistance abasourdie par la soudaineté du phénomène restait quelques instants sans voix. Mais très vite, le professeur fut bombardé de questions. Semblant très choqué, il balbutiât « je ne comprend pas, je ne comprend pas » et se retira sans autres explications.

    L’histoire aurait pu se terminer là. Mais une heure après l’accident, on appris que la malheureuse Sophie était réapparue à 17h36 place de la Concorde. La jeune fille se rematérialisa avec un bronzage intégrale mais dans le plus simple appareil pour la plus grande joie des passants. Elle fut heureusement assez rapidement recueillie par le brigadier Touillard qui était en faction devant l’hôtel de Crillon au moment des faits.

    L’UVtron fut bientôt connu sous le sobriquet de « Cabine de striptease atomique du professeur Caliérant ». Le professeur définitivement déshonoré après cette triste histoire se retirât dans sa demeure familiale du Cotentin. Quand à Sophie Caliérant, cet accident fut le point de départ de sa célèbre carrière au cinéma qu’il est inutile de rappeler.

  3. J’ai pas trouvé la photo original, si analyse la photo, on a un truc qui ressemble à un appareil médical, avec les propriétés suivante :
    – Une trappe au plafond et un système de vérins.
    – Un patient
    – Un support en plastique de forme cylindrique au niveau de l’abdomen

    J’ai d’abord pensé à un PET scan, mais ca colle pas.
    Le cylindre noir ressemble beaucoup à une source radioactive à haute intensité, mais pour quelle utilisation je sèche.

  4. On dirait une spectrométrie gamma, qui permet de mesurer la quantité de radioéléments dans le corps.

  5. Ce cliché représente une anthropogammamétrie, méthode utilisée pour mesurer les rayons gamma émis par un élément radioactif à l’intérieur du corps humain, et donc les niveaux d’exposition aux radiations. Il a été pris par Charles O’Rear en mai 1972 au laboratoire de l’EPA (Environmental Protection Agency) du National Environmental Research Center de Las Vegas, pour lequel il travaillait alors sur un projet visant à créer un documentaire photographique sur la protection de l’environnement en Amérique pendant les années 1970.
    Merci à Epunctatus qui m’a mis sur la voie. Il suffisait ensuite de replacer la photo dans son contexte temporel (fin des années 60, début des années 70) pour faire la recherche.

  6. « Ces mesures sont généralement faitES sur des travailleurs »

    C’est étonnant, on a 16 commentaires (17 avec celui-ci) mais le rectangle noir indique 5, comment se fait-ce ?

  7. Désolé pour le raté, et le message peu explicite.

    Comment j’ai trouvé ? Ben tout simplement parce que j’y passe tous les ans (pas cette installation là, mais une équivalente).
    L’anthropogammamétrie est obligatoire pour tous les travailleurs du nucléaires exposés à des rayonnements ionisants et à de la contamination (travailleurs de catégorie A ou B). On recherche les éventuelles contaminations internes (inhalation, ingestion, absorption transcutanée…), en complément à la dosimétrie opérationnelle (dosimètres portés en permanence par le personnel), qui elle est sensible aux rayonnements (pas à la contamination). Les traceurs radioactifs recherchés sont typiquement des émetteurs gamma : cobalt 60 et césium 137, voire américium (associé au plutonium). Bon, on trouve plus souvent du potassium 40, associé à la radioactivité naturelle du corps humain.

    Les valeurs mesurées étant très basses, l’appareil doit être le plus possible protégé de la radioactivité naturelle (d’où la banquette en plexi) et des rayons cosmiques (d’où les murs en plomb).
    Petite anecdote : le plomb étant lui même très faiblement radioactif, il est souvent recherché du plomb le plus ancien possible, récupéré par exemple sur des toitures médiévales…
    Cette chambre est impressionnante car très vaste : imaginez la masse du plomb, sachant que les parois font facilement 10 cm d’épaisseur. Celles que je pratique ont plutôt la forme d’un tiroir de morgue, avec une couchette à roulettes
    L’appareil de mesure est classique, il s’agit tout simplement d’un cristal de germanium, refroidi à l’azote liquide.

    Voilà… quand à la date, j’aurais dis les années 70 pour la robe…

    Promis, la prochaine fois, je ferais mieux (c’était une première pour moi !)

    Merci,

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