[Mystère #127] Auguste Piccard et Paul Kipfer avant le premier vol stratosphérique

mystere127

-Les gagnants :

LE premier à avoir trouvé qui sont les personnages et l’histoire de la photo est Gurvan, Sylvie et Toto ont un point bonus pour avoir trouvé ce qu’ils ont sur la tête ainsi qu’à chachashire pour sa théorie alternative.

-La réponse :

On voit sur la photo Auguste Piccard et sa famille avec Paul Kipfer juste avant le premier vol en ballon qui atteindra la stratosphère à 15 781m, ils posent devant la capsule et portent sur la tête des casques en osiers sencés les protéger des secousses créés par Mme Piccard.

Le récit du vol :

En 1929, Auguste Piccard (qui a fait son service militaire en Suisse dans une unité d’aérostiers), alors professeur de physique à l’Université libre de Bruxelles (ULB), remet un projet au Fonds national de la recherche scientifique (F.N.R.S) récemment créé à l’initiative du roi Albert. Il consiste à explorer la stratosphère en ballon à gaz. Le projet, qui nécessite 400 000 francs belges, reçoit un accueil favorable. L’engin est immédiatement mis en chantier. Il consiste en un ballon sphérique de 14 130 m³ rempli d’hydrogène et une cabine sphérique de 2,10 mètres de diamètre. L’enveloppe du ballon est en coton peint en jaune (Chloramine FF d’IG Farben) pour absorber le rayonnement solaire. Complètement gonflé, à l’altitude maximum, c’est une sphère de 30 mètres de diamètre. La capsule sphérique, en aluminium, fait 3 millimètres d’épaisseur et est équipée de huit hublots de 10 centimètres de diamètre et deux trous d’homme de 46 centimètres de diamètre. Étanche, sa pression interne sera celle d’une altitude de 1 500 mètres. Elle est peinte en noir d’un côté, en blanc de l’autre afin de pouvoir réguler la température en changeant son orientation au Soleil grâce à une hélice externe. Elle est prévue pour deux aéronautes, l’équipement scientifique pour mesurer la pression, la température et le rayonnement cosmique, et le lest nécessaire à la navigation. Le ballon fut fabriqué par la société A. Riedinger, Ballon-Fabrik A.G. d’Augsbourg ; la nacelle par les Établissements Georges L’Hoir à Liège. Afin de survivre dans cette nacelle étanche, le dioxyde de carbone était absorbé par un appareil de type Dräger à chaux sodée, et l’équipage répandait régulièrement de l’oxygène liquide sur le sol de l’habitacle pour compenser son absorption (sous forme de CO2 par l’appareil).

Une première tentative de décollage fut effectuée le 14 septembre 1930, mais la météo se gâta pendant les préparatifs et le projet dut être reporté.

La seconde tentative a lieu à Augsbourg, le 27 mai 1931. Le départ est prévu pour 5 heures 30, juste avant le lever du Soleil, mais, suite à une erreur, le ballon part un peu avant 4 heures, peu de temps après l’embarquement d’Auguste Piccard et de son coéquipier, Paul Kipfer. Rapidement, les ennuis s’accumulent : ils doivent réparer l’appareil à oxygène qui a été endommagé lorsque le vent s’est levé pendant la nuit. De même, ils éprouvent des difficultés à fermer un orifice qui a été déformé lorsque la cabine a été chahutée. Celle-ci n’est plus étanche et perd l’oxygène nécessaire à leur survie dans la stratosphère. À 4 heures 25, moins d’une demi-heure après leur décollage, ils sont à 15 500 mètres. Ils sont montés à 555 mètres par minute, 33 kilomètres par heure ; avec les ennuis qu’ils ont rencontrés, ils n’ont pas eu le temps de faire beaucoup de mesures durant l’ascension. Mais, ça y est, ils y sont. Ils sont les premiers êtres vivants à accéder à la stratosphère. Les études scientifiques commencent. Il fait calme, l’air est limpide, le ciel est bleu foncé, tirant vers le violet. Ils lâchent encore un peu de lest pour flirter avec les 16 000 mètres (le record sera homologué à 15 781 mètres). À 6 heures 35, ils s’aperçoivent que la commande de la soupape qui devait leur permettre de redescendre en libérant de l’hydrogène est coincée à cause d’un cordage qui aurait dû être libéré au décollage, ils vont devoir attendre la baisse de température de la nuit pour redescendre. Plus tard, c’est le système qui devait permettre de réguler la température à l’intérieur de l’habitacle en présentant le côté sombre ou le côté clair au Soleil qui tombe en panne, et la température monte dangereusement ; ayant emporté trop peu d’eau, ils risquent la déshydratation. C’est finalement à 21 heures, après 17 heures de vol, qu’ils atterriront sains et saufs, à 1 950 mètres d’altitude, sur le glacier de Gurgl, près de Sölden au Tyrol (environ 46° 49′ 49″ N 10° 59′ 34″ E). Après une nuit passée près de la nacelle, ils rejoindront les habitants du village partis à leur recherche. Leur retour à la civilisation est triomphal et Auguste Piccard recevra la Légion d’honneur.

38 thoughts on “[Mystère #127] Auguste Piccard et Paul Kipfer avant le premier vol stratosphérique

    1. Il pose là avec Paul Kipfer. Avant un vol stratosphérique.
      On le reconnait facilement avec sa tête de prof. Tournesol sur cette photo se mai 1931.
      Oups, son nom est Piccard avec 2c.

      1. Pour être plus précis, c’est le professeur Tournesol qui a une tête de Piccard. Vu qu’Hergé s’ est inspiré de ce casse-cou (Piccard a faillit finir congelé lors de son exploit !) pour son personnage.
        Tout les détails et surtout la photo sont facilement trouvable avec les noms des 2 protqgonistes.

  1. Auguste Piccard et Paul Kipfer avant le premier vol stratosphérique du 27 mai 1931
    on voit la nacelle bicolore dans laquelle ils sont montés à 16000 mètres et ont parcouru Ausbourg – Sölden (Tyrol)
    pas d’idée sur la femme et les enfants

    j’ai reconnu Picard

  2. Les gars, laissez nous chercher un peu!!!
    Il y avait quand même matière à réflechir sur leurs casques avant de balancer la réponse, vous croyez pas?

  3. Tout à fait d’accord avec Gurvan. Le jeu n’est pas de te laisser chercher Sofie, mais de trouver la réponse le plus vite possible. Si tu ne veux pas voir la réponse, tu restes sur la photo et tu ne descends pas dans les commentaires…. Simple, non ?
    En revanche, la boiteverte nous mène en ballon ces temps-ci…
    Au passage, tout le monde sait que Tryphon Tournesol dans les Aventures de Tintin et Milou, c’est Picard.
    Il faut aussi lire la description du voyage qui a été épique.
    Question subsidiaire pour Sofie : pourquoi la nacelle, comme le signale Jean, est-elle bicolore, moitié noire, moitié blanche ?

    1. Mais je suis d’accord avec Sofie. C’est frustrant d’attendre chaque semaine l’énigme et devoir que l’on arrive trop tard pour la résoudre.
      Une solution serait, peut-être, que les commentaires soient modérés (comme ils le sont quand il y au lien internet). Ils n’apparaisseraient, ainsi, que le lundi soir. Et nous aurions la surprise de savoir si l’on est le gagnant…ou pas.

      1. C’est pas très malin comme réaction je trouve; moi ça m’intéresse beaucoup de lire vos réponses. Comme dit précédemment, il suffirait de ne pas lire les commentaires pour ne pas voir la réponse, tout simplement ^^

    2. Alors j’ai 2 idées pour les couleurs:
      -C’est un camouflage au cas où ils croiseraient un vol de zèbres.
      -Ils sont sponsorisés par une très celèbre marque de whisky qui leurs a d’ailleurs offert le pot de départ et dont ils ont abusé, d’où les couvre chefs!
      J’ai gagné???

    3. « Tout le monde sait que … « . Ah bah ça, c’est imparable. Et subtil. Si « tout le monde sait que … », j’imagine (et Sofie avec moi) que nous ne sommes pas tout le monde mais, qu’hélas, « l’immensitude de notre incultance dépasse l’entendure » pour paraphraser … euh, j’imagine que vous-savez-qui … ;-)

    1. C’est du casque fait main par Madame Piccard. En effet, les allemands qui n’avaient pu interdire ce vol, ont imposé au dernier moment le port du casque. C’est ainsi que Madame Piccard en a fabriqué avec les moyens du bord, des paniers en osier et des coussins qui se trouvaient là.

    2. « Le savant se met au travail et conçoit un engin démesuré (le volume de l’enveloppe du ballon, en coton caoutchouté, atteint 14 130 m3). Piccard résout le problème de la respiration en adoptant une cabine en aluminium pressurisée (donc étanche) de 2,1 mètres de diamètre, pesant 1 tonne. Là-haut, les risques sont innombrables et le professeur tente de les anticiper : «Un danger prévu n’est plus un danger.» Parfois de façon sommaire, comme lorsqu’il cherche à se protéger des secousses en confectionnant un casque: une corbeille en osier rembourrée d’un coussin ! Le 27 mai 1931, le ballon, bardé d’instruments (il s’agit d’abord d’une expérience scientifique) est fin prêt. A 3 h, Auguste Piccard et son compagnon suisse, le physicien Paul Kipfer, aperçoivent une cheminée : dans la hâte des préparatifs du départ, ils ne se sont même pas aperçus du décollage. Dès lors, l’ascension se déroule trop rapidement pour que les deux scientifiques aient le temps d’effectuer les expériences. Au bout d’une demi-heure, les voilà sur le plafond du monde, à 15 781 mètres ! Dans le livre où il retrace son épopée, « Au-dessus des nuages » (1933), le professeur raconte: «La beauté de ce ciel est ce que j’ai vu de plus poignant ; il n’est plus d’azur, mais sombre, bleu foncé ou plutôt violet, presque noir.» »

  4. Piccard inventant les fameux surgelés du même nom.
    Le procédé initial consistait à envoyer de la chaire fraîche dans la stratosphère, où les températures sont suffisamment basses, ceci à l’aide d’un ballon.
    Sur cette image, on voit les deux enfants de l’inventeur qui ont naturellement été les cobayes de l’expérience de leur papa.

    Il semble inimaginable d’effectuer une telle expérience aujourd’hui tout comme, aujourd’hui, personne n’aurait l’idée de se promener avec un oreiller et un panier sur la tête.
    Autre époque, autres moeurs…

          1. un mois plus tard j’ai du mal, mais je promets que c’était vrai.
            tapes toi la tempe (érature) ? pourquoi MORUE en majuscule ?
            étapes ?
            tapette oie memoire hue ?

            bon la prochaine fois j’expliquerai. désolé.

  5. Auguste Piccard reste malgré lui un des héros le plus sympathique de la BD, c’est en effet lui qu inspira à Hergé le personnage de Tryphon Tournesol, le plus « un peu à l’ouest » des fans de Tintin.

  6. bonjour,

    trés drôle les surgelés…

    il s’agit de auguste piccard posant au coté de paul kipfer (son assistant) devant la capsule en aluminium du ballon qui leur permettra d’atteindre la stratosphère.

    gonflé à l’hydrogène le ballon atteindra son objectif.

    ils sont équipés de casque en osier. la capsule est peinte en noir d’un coté et blanc de l’autre, un système d’hélice permet à l’appareil de tourner sur lui même pour réguler la température à l’intérieur.

    le voyage se passera mal:

    un instrument de mesure rempli de mercure serra cassé et attaquera l’aluminium de la capsule libérant de l’oxygène. le système de rotation à hélice s’est cassé, la température n’est plus régulée, une partie de la réserve d’eau serra oubliée, il fait chaud les scientifique devront récolter la condensation sur les parois de la capsule. pour amorcer la redéscente du ballon, les deux scientifiques ne pourront actionner le levier qui libère le gaz du ballon… durant la phase ascendante la chaleur du soleil dilatera le gaz il faudra attendre la nuit, que le gaz se contracte, pour amorcer la descente.

    finalement ils atterriront au sommet d’une montagne des alpes, des villageois donneront l’alerte.

    1. Lorsque les équipe de secours sont arrivées, il n’y avait plus qu’un mot de Piccard pour demander de ne rien toucher et sans préciser si il allait bien.
      Auguste était parti continuer ses recherches

  7. C’est d’horrible nomades d’Asie centrale, qui détiennent une veuve et une orpheline en otage. Ils menacent de leur faire subir le suplice de la boule de fer, Ce supplice consiste à enfermer les gens dans une boule de fer et à la lancer du haut d’une montagne, à l’aide d’un élastique qu’on voit derrière. Dans leur langue de barbare élastique se dit Flauy, et boule de fer Perar. Flauya Perar…Flipper le jeu de bar inspiré de ce supplice.

    L’un des deux sourit machiaveliquement, car il a raconté une blague aux enfants, qui sourient parce qu’on leur a dit qu’ils allaient dans la lune où les mines de sucette Pierrot Gourmand se trouvent.

    En revanche la femme a tout compris et fait la gueule,
    Le plus petit des tortionnaires fait la gueule aussi parce qu’il a cru la blague de son collègue et veut aussi des sucettes pierrot gourmand de la lune. Il est demeuré.

  8. Mais heureusement la rançon a été payée, et continuent de l’être…ça fait combien de temps que vous n’avez pas mangé de sucettes Pierrot Gourmand ? Elles sont passées où à votre avis : en Asie centrale.

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