[Mystère #248]Les masques pour soldats mutilés d’Anna Coleman Ladd

-Le gagnant :

Avec 127 réponses, cette photo a battu le record de participation de la photo mystère, avec une grosse majorité de bonnes réponses, bravo à tous !

Et c’est Sofie qui a trouvé la réponse complète en premier et qui remporte la victoire, toutes mes félicitations.

Deviner ce qui est représenté sur cette photographie et en donner le plus de détails possibles dans les commentaires du site.
-La réponse :

La photo montre des masques créés par la sculptrice américaine Anna Coleman Ladd pendant la première Guerre Mondiale pour aider les soldats dont le visages avait été mutilé par les combats à avoir une vie normale.

La rangée du haut montre les visages blessés, celle du milieu le résultat souhaité et celle du bas les masques.

26 thoughts on “[Mystère #248]Les masques pour soldats mutilés d’Anna Coleman Ladd

  1. On dirait des masques de gueules cassées utilisés pour fabriquer des prothèses, telles que celle portée par Richard Harrow, le personnage interprét Jack Huston dans Boardwalk Empire.
    En haut les « gueules cassées »; en bas les reconstruction faciales qui serviront de base à la prothèse.

  2. J’ai tout de suite pensé à un atelier où étaient fabriquées les prothèses de visage pendant la Première Guerre Mondiale pour les soldats victimes d’éclats d’obus, les « gueules cassées ». Ce sont les fragments de visage (prothèses) en bas qui m’ont mi sur la piste.

  3. Un atelier de réalisation de prothèse faciale pour « les gueules cassées » post 1er guerre mondiale !

  4. A priori ce sont des moulages avant et après opération de soldats blessés au visage lors de la grande guerre (aussi appelés les geules cassées).
    on voit également des exemples de prothèses.
    beacoup de progrès ont été réalisés, juste après cette guerre, dans le domaine de la chirugie réparatrice et esthétique.

  5. Ce sont des moulages de gueules cassées de l’atelier de prothèse « Studio for Portrait Mask » ouvert par la sculptrice Anna Coleman pour aider les chirurgiens à leur recréer des visages

  6. Je pense que ces masques ont été moulés sur les visages des « gueules cassées » de la guerre 1914-1918. Cette photo représente probablement le Studio for Portrait Mask, atelier au service de la chirurgie réparatrice des gueules cassées, placé sous l’égide de la Croix-Rouge américaine et où travaillait notamment Jane Poupelet. Ces moulages servaient de base à la création de prothèses et de masques pour les poilus défigurés. J’ai eu l’occasion de voir certains de ces masques en 2012 lors de l’exposition « 1917 » au Pompidou de Metz.

  7. Il s’agit vraisemblablement de moulages de visages de « gueules cassées », soldats blessés très sévèrement à la face durant la première Guerre Mondiale (phénomène à l’ampleur jusqu’alors inconnu, du à la brutalité de la guerre moderne, les Gueules cassées se sont constituées en association pour faire valoir les droits à la fin du conflit). La rangée du dessus est le moulage du visage blessé, celle de dessous, la reconstitution, reconstruction du visage par un sculpteur, enfin sur la table on voit quelques prothèses, elles étaient réalisées sur mesure à partir des moulages.

  8. Au vu des premiers visages à gauche, et les moulages en bas à droite, je dirais des moulages des visages des gueules cassées de la guerre afin de leur proposer prothèses adapter à leur visage afin qu’il retrouve un visage « normal ».

  9. C’est la photo d’un atelier d’un prothésiste. Je dirais pour les « gueules cassées » pendant ou après guerre. Les soldats dont le visage a été abimé, qu’on reconnait sur la première rangée de moulages en plâtre sur le haut, puis le prothésiste remodèle et redonne une apparence au visage sur un second tirage qu’on retrouve sur la rangée du dessous et tout en bas on voit les prothèses esthétiques. Je n’ai fais aucunes recherches sur aucun site, je me souviens juste d’un documentaire que j’avais vu et étant fan des techniques employées par les prothésistes j’en ai fait cette déduction.

  10. Bonsoir, je pense qu’il s’agit d’un atelier de confection de prothèses faciales, pour « gueules cassées » de la première guerre mondiale. Des moules des visages des estropiés seraient fixés au mur, sur la partie basse de la photo on peut y voir des prothèses (les tirages en plâtre servent à ajuster la prothèse de façon à ce que le prothésistes puissent travailler sans que la présence de l’ancien soldat soit requise).

  11. La photographie représente des moulages des Gueules cassées de la guerre 14-18, leurs visages avant, ainsi que les prothèses qu’ils portaient. Lorsque j’étais aux beaux-arts, j’ai travaillé sur les masques et l’apparence, j’avais même réalisé des Gueules cassées en 3D. Jane Poupelet était une de mes références. Artiste patriotique française, qui mettait son savoir faire au service de ces soldats défigurés, et qui s’est rapproché d’Anna Coleman Ladd lors de l’ouverture de son « studio for portrait Mask ». J’admire ces femmes, qui ont, encore une fois, mis leur talent de sculptrices au service des soldats.
    Merci pour cette photo mystère qui me permet d’utiliser mes connaissances :)

  12. Bonjour
    C’est l’atelier d’un prothésiste pour « gueules cassées », les soldats de la première guerre mondiale défigurés par les combats.
    En haut, les moulages en plâtre des visages, en bas les prothèses.
    J’ai trouvé car j’ai vaguement participé au film « la chambre des officiers » qui traite de cette question et c’est en voyant la diversité des têtes blessées que j’ai compris ce dont il s’agit. Ensuite sur Qwant, « photos prothèse gueules cassées » puis image, et on tombe par exemple sur cette page http://www.magcentre.fr/92374-un-si-joli-mois-daout-lelectrochoc-de-la-guerre/
    ou celle ci:
    http://www.leparisien.fr/meaux-77100/7-des-milliers-de-gueules-cassees-11-11-2011-1713123.php
    Je continue mes recherches pour plus de précisions sur la photo présentée.
    kerinel

  13. Ce sont des reproduction en terre cuite des visages des gueules cassées, soldats de la guerre 14/18 dont le visage a été détruit/abîmé pendant les batailles. C’est ma réponse personnelle, pas de recherches particulières j’ai été assez choqué par les images de cette guerre. Le rang du haut représente les visages cassés et le rang du bas les bisages «reparés» avec les prothèses en bas du panneau. Photo sûrement prise dans un hôpital ou centre de prothèses? Merci les cours d’histoire à l’école!

  14. À Paris, en mai 1918, la sculptrice américaine Anna Coleman Ladd ouvrit le « Studio for Portrait Mask », un atelier des masques au service de la chirurgie réparatrice des gueules cassées de la grande guerre, sous l’égide de la Croix-Rouge américaine. Encouragé par le chirurgien Léon Dufourmentel, spécialiste précurseur de la chirurgie maxillo-faciale, l’atelier des masques recruta deux sculpteurs de renom : Jane Poupelet et Robert Wlérick, tous deux amis de longue date.
    La fabrication d’un masque se déroulait ainsi : après avoir réalisé par moulage une empreinte de la face de l’homme défiguré, le sculpteur reconstituait avec du plâtre à modeler les traits du visage à partir de photos prises avant la guerre, lorsqu’elles étaient existantes. Puis l’atelier confiait à la prestigieuse maison Christofle la fabrication par galvanoplastie de la prothèse en cuivre. Celle-ci était ensuite recouverte d’une peinture-émail inaltérable et lavable qui imitait le plus précisément possible la couleur de la peau du blessé. Parfois, une barbe ou une moustache étaient cousues. Le « Studio for Portrait Mask » produisit 220 prothèses entre 1918 et 1919. Aussi imparfaite et parcellaire qu’elle fut, cette méthode permit à des hommes défigurés de retourner dans la société et parfois de retrouver leur ancien travail.

    Il s’agit donc d’une photo répertoriant les masques en plâtre de patients défigurés en attente de prothèses.

    Trouvé en tapant « prothèse gueules cassées 1917 »

  15. Joli rappel à un des protagonistes principaux d’ « Au-Revoir Là-Haut », de Pierre Lemaître, Goncourt 2013 – dont l’adaptation au cinéma a été faite par Dupontel et va sortir cette année.

  16. C’était ingénieux pour l’époque. Cela me fait penser à Johnny got his gun de Donald Trumbo.
    Gustavo Woltmann

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