Une machine qui sculpte du métal

L’impression 3D est à la mode mais je trouve depuis longtemps que les machine-outils à commande numérique sont tout aussi impressionnantes avec une dextérité et des possibilités sans commune mesure avec les imprimantes et en plus elles travaillent du bon vrai métal bien dur à la place d’un vulgaire plastique fondu.

13 thoughts on “Une machine qui sculpte du métal

  1. Je trouve quelque la description quelque peu imprécise : « en plus elles travaillent du bon vrai métal bien dur », à cette affirmation je poserai deux questions. Quel métal? Tous les métaux sont dur? Je réponds pour vous. Dans cet vidéo, il me semble que c’est de l’acier. Ensuite tous les métaux sont loin d’être dur, et être dur ne les rends pas résistants.
    Sinon, il est vrai que ces machines qui existent depuis les années 90 je dirais qu’elles sont évidemment très intéressantes pour travailler certains métaux. Mais à mon avis, il y a toujours certaines formes que l’on ne peut pas effectuer avec l’usinage. De plus, je ne connais pas vraiment les imprimantes 3D en détail. Mais elle génèrent probablement beaucoup moins de perte de matière première.

      1. Oui, il y a un véritable commerce de la récupération du copeau. Les prix variant en fonction des nuances de matériaux et des conditions de tri des différentes nuances. Si vous mélangez des copeaux de nuances d’aluminium avec des aciers ou d’autres, votre mix de copeaux demandera plus de travail au fondeur. Plus vos copeaux sont « propres », plus le prix de rachat (au kilo) sera proche du prix de la matière brute.

        Et oui, les machines outils sont magnifiques ^^ Je vous invites à vous intéresser aux machines dites UGV qui permettent d’usiner des matériaux à haute dureté HRC (typiquement plus de 65 !) pour faire des moules d’injections plastiques notamment. Mais elles sont aussi utiles pour la mise en forme des matériaux composites (détourage, perçage, etc…), tel que les ailes d’avions de dernière génération. Précisions en dizaines de micron, ballets magiques ^^

    1. La dureté superficielle d’un métal se caractérise. On peut retrouver ça dans les normes de nuances matériaux. Dans un bloc brut, la dureté dans le volume va varier en fonction de la distance à la croute (fonction des techniques de refroidissement, etc…).

      Dans cette vidéo, ils se font plaisir ^^ Notamment avec le changement de broche en rotation. C’est inutilement risqué ;) La vidéo semble très belle, et ils regroupent énormément d’opérations sur la même machine (brochage, tournage, fraisage, beaucoup d’axe de travail, etc…). C’est impressionnant. Mais il ne faut pas perdre de vue que seul le respect des tolérances et côtes fonctionnelles intéresse un industriel. Ici, il n’y a pas de vérification du produit fini. C’est plutôt gentillet comme démarche, voir masturbatoire :p En tout cas, les machines outils à commande numériques ont fortement évoluées depuis les années 60 (les machines outils traditionnelles existent depuis plus d’un siècle) et les constructeurs continuent d’avancer sur ces sujets (merci l’électronique ^^). Malheureusement pour la France, ce sont les Allemands qui tiennent le haut du pavé…

      Pour les imprimantes 3D, à mon goût, le marketing de cette technologie est trop fortement orienté vers le grand public. Pourquoi l’industrie ne l’a-t-elle pas déjà complètement intégrée ? Pourquoi est-ce limité au prototypage ? L’exemple classique des manquements de cette technologie, c’est cette arme réalisée en plastique imprimée : cassée au bout de 4 ou 5 tirs malgré le redimensionnement ! Et pour l’impression des métaux, on est encore loin de l’industrialisation ^^ Les machines outils ne sont pas prêtes d’être remplacées ^^

    2. Salut !

      Alors, je vais essayer de t’apporter mes lumières, j’ai été technicien d’usinage dans une entreprise de gravure, ou on utilisait plusieurs types de machines à commande numérique. J’ai eu l’occasion d’utiliser des tours numériques, des fraiseuses, des machines de découpe au laser, à l’eau ainsi que des imprimantes 3D (à cire et à polymères fondus)

      Pour répondre à ta question, les machines à commandes numériques de type tour ou Fraiseuses, peuvent travailler tout type de métaux. Cuivre, Acier, zinc, aluminium, laiton, or, platine, titane, argent, des alliages et j’en passe. tous ces métaux sont usinables. Ces machines permettent d’usiner d’autres matières, comme le bois, le graphite, le plastique bien sur et un peu tout ce que l’on peut imaginer. Les contraintes mécaniques inhérentes à chaque métaux demandent bien sur d’adapter l’outillage, les vitesses de rotation des outils, les paramètres de profondeur d’usinage… etc. Mais il n’y à pas réellement de limites.

      Bien sur, un métal comme le mercure (qui est liquide, ne pourrait pas s’usiner. mais techniquement, qui en aurait besoin ???? (ou alors, faudrait le travailler en frigo bien froid xD)

      Concernant la résistance des différents métaux, et bien, chacun a ses propriétés, sa résistance, et son application. Mais les machines permettant de graver et d’usiner une multitude de matériaux, cela reste au choix du technicien qui utilise ma machine.

      Pour la question concernant les formes réalisables avec les commandes numériques, tu te trompes aussi ^^
      Il existe des machines permettant de travailler sur plus de 10 axes, (pour exemple, l’axe X (droite gauche) l’axe Y (Tout droit et en arrière) l’axe Z (Haut Bas) l’axe A (rotation) et tous les axes permettant d’incliner l’outil ou la pièce.)
      Avec une machine à commande numérique adaptée, il n’y a pas de formes que l’on ne peut techniquement pas faire et ses pièces ont l’avantage d’être des produits finis, dans un matériau de qualité, qui permettra d’être utilisé pour des applications demandant de grandes contraintes techniques.

      Les Imprimantes 3D, elles, permettent de faire des pièces dites de prototypage. Le matériau qu’elles utilisent est un peu l’équivalent du plastique de jouets. Elles permettent de montrer un procédé technique, de tester quelque chose, mais pas de faire des produits finis. Pour ça, on utilisera des Machines à commande numérique, qui graveront des moules, qui permettront de faire de la production de masse.

      Partant de ce principe, les imprimantes 3D utilisent donc de la matière afin d’économiser du temps de travail de prototypage (avant, on utilisait directement les commandes numériques pour tester les concepts) mais cette matière est « perdue » puisque le produit ainsi construit (imprimé) ne sera pas un produit fini (à 90% du temps) De plus, faire un moule pour faire la production est bien plus rentable, tant au niveau de la matière qu’au niveau du temps d’exécution pour faire une pièce finie.

      Les Imprimantes 3D sont de superbes machines, elles permettent a tout un chacun de réaliser des choses rapidement a partir de rien (ce qui es un peu magique) mais elles ne remplaceront pas encore les machines et techniciens permettant de réaliser des pièces permettant de faire des produits finis !

      j’espère avoir répondu à ta question !

      (désolé, c’est u peu long :p)

      1. Très bonne réponse super complète :) j’aurais bien aimé voir ça dans la description carrément ^^ . Et la longueur n’est pas un problème, au moins c’est complet, et tu présentes tout les aspects (sans faire de meublages façon 20H de France 2). Et le problèmes, je trouve, c’est que souvent c’est le problèmes dans des sites comme ça. Le jeune à poster en disant vaguement que la machine outil c’est mieux que l’imprimante 3d parce que ça utilise du métal. Et moi je suis pas du genre à aimer les choses vagues. J’aime bien lorsque c’est clair, net et précis.
        Je pense que c’est comme ça qu’on apprends des choses, et que l’on peut se faire une VRAI opinion. Pas en faisant de l’à peu prêt.
        Bref merci beaucoup pour ta réponse ;)

      2. Merci pour cette réponse super complète ;)

        Ma description était un peu provocatrice mais c’est vrai que des qu’une imprimante 3D fait quelque chose de nouveau on en parle partout sur le web alors que les machines outils font la même chose depuis des années sans que grand monde apprécie leur utilité et même beauté, c’est loin d’etre mon domaine mais je suis émerveillé de les voir travailler à chaque fois que j’en ai l’occasion.

  2. Bien sûr, ces machines ont un intérêts certain pour… certaines piéces. Mais, le prix de revient n’a aucun rapport quand on sait que le prix d’une imprimante 3D de base avoisine le 7 000€ alors qu’il faudra débourser des centaines de milliers d’Euros pour cette machine-outils.

    1. Et pourtant les industriels préfèrent investir dans des machines outils plutôt que dans l’impression 3D ;) Peut être que le retour sur investissement est meilleur dans les « marchés de niche » , non ?

      1. Bien sûr, mais je pense qu’il y a la place pour les deux procédés. Disons, avec précautions, que la 3D offre des solutions à bas prix pour des personnes à moyens très limités ; j’ai vu un doc. où ces imprimantes étaient utilisées pour la fabrication, sur place, de prothéses (jambes, bras & bientôt mains) pour les victimes de bombes personnelles, en Asie et Afrique. Après apprentissage de l’usage du logiciel 3D, les indigènes se chargeaient de la fabrication.

Les commentaires sont fermés.