Comment on se battait en armure au Moyen-Age

Cette vidéo montre comment on combattait vraiment en portant une armure au XVe siècle, ça n’a pas grand chose à voir avec les films comme je vous l’avait déjà montré avec ce manuel de combat de l’époque.

11 thoughts on “Comment on se battait en armure au Moyen-Age

  1. Dans ce système de combat (dont je ne remets en cause l’authenticité), je ne vois pas bien l’intérêt d’avoir des épées à double tranchant.
    Autant se munir d’une lance court, d’une pique ou d’un fleuret (s’ils existaient déjà).

      1. Certes, tout le monde n’a pas d’armure « trois petits points », mais il s’agit ici d’un combat de guerriers en armure, et celui-ci ne me semble pas optimisé. C’est tout simplement ce que j’exprimais ici.

        Un poignard (ou dague) par exemple, qu’on peut voir à la fin pour achever l’homme à terre, me semble déjà plus adapté lors de la phase de lutte tant au niveau du maniement en lui même (légèreté, précision, rapidité ) que de l’encombrement minimum qu’il occasionne : L’autre main est libérée et peut servir à bloquer les attaques (avec ou sans bouclier).

        Mais bon, je n’ai pas étudié l’art du combat au Moyen-Âge, il doit y avoir des explications valables. En fait j’en espérais.

        1. L’épée peut servir à rallonger le bras pour gagner de la force, elle permet sans doute de pouvoir garder l’adversaire à distance. quand elle n’a plus d’utilité, le combattant passe à la dague.
          Ces chapitres sont bien expliqués sur la vidéo, l’intitulé est assez précis.

          Les lances étaient souvent pour les soldats à pied.

          C’est comme pour les combats de gladiateurs romains que l’on connait mieux aujourd’hui, un type de soldat/combattant va avec un autre/adversaire.

          Voilà pour ce que j’en sais d’après mes lectures. Mais je ne possède pas l’art des chercheurs, archéologues qui au delà des images d’autrefois, et hors des plateaux de cinéma (qui cherchent l’efficacité, l’esthétique…) veulent savoir pourquoi, c’est leur but d’expérimenter.

          1. Les traités d’époque sur les armes présentent 4 armes pour le combat à pied, en armure:
            -L’épée, utilisée exclusivement en demi-épée (comme ici, en piquant, eventuellement en luttant).
            -La lance, en général la première arme dont on se sert, pour piquer, mais très souvent, elle est lancée (peut être parce que dans le cadre d’un duel judiciaire, la place n’est pas énorme, et si l’adversaire entre dans la distance, la lance devient gênante.
            -La dague, l’arme de dernier recours, souvent, utilisé en combinaison avec de la lutte (en réalité, dans le cadre d’un duel en armure, la lutte vient très très vite, les corps étant protégés, il est facile de rentrer au contact. Les traités historiques ont souvent un chapitre important de lutte en armure).

            Finalement, il y a la hache d’armes, parfois appelée hache noble. C’est une arme d’environ 1m80 (entre 1m50 et 2m souvent). Il y a une « dague » au talon et dans le prolongement de la hampe, un marteau ou un fer de hache d’un coté de la tête, et un « bec » de l’autre coté. C’est une arme complexe, dont l’utilisation se rapproche de la demi-épée par certains aspects.

            Etrangement, dans les traités comme celui de Ringeck, Paulus Kal ou le Gladiatoria, un duelliste entre en lice avec soit une lance, une épée et une dague, soit une hache noble seule (le jeu de la hache, notamment, mais aussi les traités de Fiore de Liberi, de Kal ou de Talhoffer).

  2. je me rappelle bien de ce article d il y a deux ans ( voir le lien du maître ) qui avait suscité des commentaires très intéressants .
    La Boîte , comme Palace , on l’aime aussi pour ça . ^^
    Là , sur cette vidéo , ce qui m’étonne c’est que le mec tienne debout quand on lui tape sur la poitrine . Certainement parce qu’il est frappé avec une arme légère . Avec une massue il serait tombé : un mec cuirassé , même costaud , ne peut résister aux lois de la physique . Ou oui ? Question pour les spécialistes .

    1. Les masses médiévales ne sont pas si lourdes que ça. La grande majorité des têtes de masses dans les musées font moins d’un kg. En revanche, le centre d’inertie est bien sur la tête, alors que le centre de gravité d’une épée est proche des mains.

      Ce passage n’a pour but que de montrer que frapper de taille avec une épée sur une armure (comme on voit dans les films) ne sert à rien.

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