La première sorcière volant sur un balai de l’histoire

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Du cinéma à la télévision en passant par la bande dessinée, la représentation de la sorcière volant sur son balai est complètement entrée dans la culture populaire mais son origine est en réalité très ancienne.

C’est en 1442 qu’une telle illustration est apparue pour la première fois, dans la marge d’un manuscrit de Martin Le Franc intitulé « Le Champion des dames ».

Les deux petits dessins montrent deux femmes, l’une s’envolant sur un bâton, l’autre sur un balai et se situent à côté d’un passage où Le Franc fait un aparté à propos de la sorcellerie au milieu d’un poème faisant l’éloge des femmes.

Leurs coiffes en feraient des membres de l’Église évangélique vaudoise qui acceptait que les femmes prêchent comme des pasteurs, ce qui en faisait des hérétiques pour l’Église catholique.

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Le balai est devenu à la fois un symbole de leur émancipation des tâches ménagères dévolues aux femmes en s’envolant et par son aspect phallique de leur liberté sexuelle.
(Tout ça étant bien sur considéré comme une abomination.)

Étrangement, on doit la première référence écrite à quelqu’un volant sur un balai à un homme, Guillaume Edelin, qui a confessé ce « crime » en 1453.

Il y a encore une évolution du mythe dans la sorcière quelques années après, en 1456, avec l’apparition pour la première fois dans les écrits de Johannes Hartlieb d’un onguent hallucinogène dont elles recouvriraient le manche de façon à lui permettre de prendre les airs.