Les ancêtres du GPS

Cette montre qui indiquait la route à suivre est apparue en Angleterre dans les années 1920, appelée « RouteFinder » elle permettait d’insérer dans le cadran des petits rouleaux sur lesquels étaient imprimés une carte d’itinéraire prévu et il suffisait de suivre ses instructions tout en faisant tourner une petite molette qui avançait le chemin.

En plus de l’avancement manuel, il y avait plusieurs autres problèmes comme le fait qu’il fallait un rouleau différent à chaque fois qu’on voulait aller quelque part ou que si on se perdait il n’y avait pas moyen de retrouver la route d’origine.

Mais le plus gros problème qui l’a empêché de se répandre était tout simplement qu’il n’y avait pas assez d’automobilistes en Angleterre en 1920 pour représenter un marché suffisant.

Quelques années plus tard, un nouveau modèle fit son apparition qui remédiait à certains problèmes. Il était plus gros et plus lisible, intégré dans la voiture et relié à l’odomètre ce qui lui permettait de défiler en fonction des kilomètres parcourus, mais ça ne rencontra toujours pas de succès.

Juste avant la Seconde Guerre mondiale un système de positionnement par onde radio émises depuis des stations terrestres fut inventé et dès 1949 il existait des dispositifs permettant de montrer une position sur une carte qui se déplaçait.

Étonnamment il est resté en activité pendant très longtemps et n’a été mis à l’arrêt qu’en mars 2000.

Le principe du « vrai » GPS lui fut inventé par des scientifiques américains qui essayaient de deviner l’orbite de Spoutnik en 1957 à l’aide de ses transmissions radio, en inversant le principe ils arrivèrent à trouver d’où on écoutait un satellite dont on connaissait la position.

Il faudra encore attendre 1973 pour que le premier satellite dédié à cette tache soit lancé et 1984 pour qu’il soit mis à la disposition du public.